11 septembre 2001 : l’étrange défaillance de la défense aérienne américaine

On nous a toujours fait passer la défense militaire aérienne des Etats-Unis pour la plus sophistiquée et la plus efficace au monde. Pourtant, le matin du 11 septembre 2001, elle fut incapable d’intercepter au moins un des 4 avions détournés impliqués dans les attaques. De plus, la zone du Nord-Est des Etats-Unis où eurent lieu les attaques était le plus protégé du pays et le plus susceptible d’être attaqué. Avant et après le 11 septembre 2001, lorsqu’il y avait de fausses alertes de détournement d’avions, des avions de chasses étaient équipés et prêt à aller intercepter le supposé avion détourné. Tous les anciens pilotes de l’armée spécialisés dans les interceptions d’avions suspects ont étés très étonnés de voir que les 4 avions aient pu voler tranquillement près d’une heure et demie après qu’on ait appris leur détournement. Il est également étonnant de voir que les chefs de commandement militaire ont étés incapables d’accomplir leur mission et n’ont réagi que très tardivement. Paul Hellyer, ancien ministre de la défense nationale canadienne ou encore le sénateur américain Mark Dayton l’ont dénoncé, et ont cherché à comprendre pourquoi des hauts responsables de commandement militaire ont-ils mis tant de temps à réagir aux attaques.

Les défenseurs de la version officielle et les « debunkers » justifient cet échec par ce que l’on appelle « la théorie de l’incompétence ». Leur premier argument est que la défense militaire aérienne des Etats-Unis était conçu pour protéger le pays d’une attaque venant de l’extérieur et non de l’intérieur. Mais ce n’est pas à l’armée de surveiller et de détecter d’éventuels détournements d’avion sur le sol américain, mais à l’agence de l’Aviation Civile, la Federal Aviation Administration (FAA). Le secrétaire à la Défense au moment des attentats, Donald Rumsfeld, l’a confirmé lui-même. D’après le politologue anglais Nafeez Ahmed, lorsque la FAA suspecte un avion d’être détourné, elle doit le contacter pour savoir ce qui se passe et s’il s’agit bien d’un détournement. Si cela est confirmé où même si ils ne peuvent pas établir de contact radio, la FAA contacte le Pentagone, qui doit alors faire décoller des chasseurs dans un délai maximal de 10 minutes afin d’aller intercepter l’avion civil. Les « debunkers » affirment ensuite que les pirates de l’air ont rendu très difficile le repérage des appareils car ils en avaient éteint les transpondeurs. Mais même si un transpondeur est éteint, les radars perdent seulement les informations sur l’altitude de l’avion mais le signal primaire de celui-ci leur permet de toujours le suivre. C’est ce qu’a fait le vol American Airlines 11, qui a percuté la tour nord du World Trade Center (WTC) : les pirates de l’air ont éteint le transpondeur mais il était toujours visible sur les radars. Le vol United Airlines 175, qui lui a percuté la tour sud du WTC, n’a jamais éteint son transpondeur mais en a changé le code. Les contrôleurs radars sont persuadés que les pirates de l’air avaient tenté d’éteindre le transpondeur mais ils n’ont réussi qu’à en modifier le code. Ainsi, les contrôleurs continuaient de recevoir des informations précises sur cet avion comme un avion normal. Concernant le vol American Airlines 77, qui a percuté le Pentagone, Nelson Garabito, l’agent du Secret Service chargé de protéger l’espace aérien de la Maison-Blanche, a confirmé qu’il était parvenu à suivre à la trace cet avion durant son approche de Washington. Ce matin du 11 septembre, il a contacté la FAA qui lui a expliqué que 2 avions détournés approchaient de Washington en lui disant « l’un est à 30 minutes, l’autre est à 45 minutes ». Cet avion à 30 minutes s’est révélé être celui qui a frappé le Pentagone. Puis le vol 77 s’est rapproché et l’aviation civile continuait de donner les détails de l’approche de l’avion : « il est à 6 minutes », « il est à 5 minutes », « il est à une minute », etc… Enfin le vol United Airlines 93 qui s’est écrasé à Shanksville était lui aussi suivi au radar, seconde par seconde, il a éteint son transpondeur mais l’a rallumé peu après. Donc les 4 avions impliqués dans les attaques ont bien étés localisés ce jour-là après leurs détournements et ont étés suivis à la trace par les contrôleurs aériens.

Ce qui pourrait expliquer l’échec de la défense pour intercepter les 4 avions peut s’expliquer par un nombre élevé d’exercice militaires aériens ayant eu lieu précisément le 11 septembre 2001, programmés par le NORAD (North American Aerospace Defense Command), l’organisation chargée de surveiller l’espace aérien nord-américain. Il est étonnant de voir que le soir du 10 septembre 2001, le niveau de sécurité du système informatique du NORAD a été ramené à « normal », c’est-à-dire le plus bas niveau. Cela n’a pu que faciliter la tâche à quiconque aurait voulu attaquer le réseau informatique de la défense aérienne. Parmi les exercices militaires programmés le 11 septembre, certains incluaient de faux détournements d’avion de ligne. Ces exercices ont vite posé problème : plusieurs avions de chasse ont étés déplacés vers le Canada et l’Alaska et donc étaient trop loin des avions détournés et cela a créé une grande confusion dans le système de défense au moment où les véritables détournements avaient lieu. Et lorsqu’il fut demandé de faire décoller des chasseurs, la confusion et le stress ne firent qu’augmenter le temps du processus. Les nombreux avions en exercices de vol empêchèrent les militaires de repérer les avions détournés sur les radars, les avions en exercice prenaient trop de place, comme on peut le voir sur cette image qui montre les nombreux avions de chasse en exercice le 11 septembre 2001, suivis au radar :

Exercices 11-09

Mais même après les 2 frappes contre les tours du World Trade Center, les exercices ne furent pas annulés. Puis alors qu’on avait appris le détournement du vol 77 d’American Airlines et que celui-ci se rapprochait de Washington, une source inconnue qui n’a jamais été identifiée a attiré les contrôleurs aériens : le vol 11 d’American Airlines arrivait vers Washington par le nord… alors que cet avion s’était déjà écrasé contre la tour nord du WTC ! On a alors appellé cette source « l’avion fantôme ». C’est alors que la base militaire de Langley, dans l’Etat de Virginie, envoya 2 chasseurs pour aller l’intercepter. Mais un autre poste de commandement dénommé Giant Killer les renvoya au-dessus de l’Océan Atlantique. Et alors qu’ils furent rappelés à l’ordre pour retourner à Washington, le vol 77 approchait du Pentagone et il était trop tard pour l’intercepter. Et même après la frappe contre le Pentagone, les exercices ne furent pas annulés. Et à nouveau, lorsqu’on appris le détournement du Vol 93 de United Airlines, une fausse alerte de détournement attira l’attention sur le vol Delta 89 qui se dirigeait vers l’Ouest des Etats-Unis. Le major de la défense Kevin Nasypany demanda d’abord  à la base militaire de Toledo, dans l’Illinois, là où le vol Delta 89 était le plus proche, de faire décoller des chasseurs armés mais son autorité fut remise en cause. Alors il essaya, avec d’autres collègues, plusieurs bases de l’US Air Force. Mais à chaque fois, soit il n’y avait aucun chasseur prêt à décoller, soit le délai pour les armer était trop long, soit ils revenaient tout juste de leur entraînement. Ils cherchèrent alors des avions de chasse déjà en vol mais aucun n’était armé. Et c’est seulement lorsque le vol Delta 89 se révéla être une fausse alerte que des chasseurs armés furent près à décoller. Et là seulement, les exercices de simulation furent enfin suspendus. Mais le vol UA 93 s’était déjà écrasé à Shanksville.

Le général Richard Myers, qui représentait la plus haute autorité militaire au moment des attentats, a nié que les exercices aient affectés les capacités de réponse militaire aux détournements qui ont eu lieu le 11 septembre, il a suggéré que les exercices ont aidé les militaires à réagir. Mais le matin du 11 septembre, seul 4 avions étaient armés et prêts à intercepter les terroristes dans l’Est du pays et le colonel Robert Marr, qui a vu les détournements sur les radars et a tenté de faire décoller des chasseurs pour y répondre, est convaincu qu’il est impossible de défendre la zone Est du pays avec seulement 4 avions de chasse. C’est seulement après les 4 attaques que des avions de chasse patrouillaient le ciel américain. De plus, il est étonnant de voir que lorsque Georges W Bush, président des Etats-Unis à ce moment-là, est revenu en avion à Washington le soir du 11 septembre, il était escorté par pas moins de 300 avions de chasse et 6 hélicoptères.

On est alors en droit de se poser la question : pourquoi organiser autant d’exercices militaires le jour des attentats ? Cela était-il intentionnel ? Tout d’abord, l’administration américaine, de la CIA au FBI en passant par les membres du gouvernement a toujours affirmée qu’elle était au courant que des attentats se préparaient mais qu’elle n’avait aucune information spécifique concernant le lieu, la date et les méthodes qui seraient utilisés. Mais durant le printemps et l’été 2001, de nombreux gouvernements étrangers avaient avertis les Etats-Unis que des attentats pouvaient avoir lieu sur leur sol, et certains impliquant des détournements d’avion. Selon le quotidien britannique « The Times », les services secrets britanniques avaient avertis leurs homologues américains en 1999 concernant la préparation d’attaques impliquant des détournements d’avion pour les faire s’écraser contre des bâtiments. Le président russe Vladimir Poutine a averti les services secrets américains durant l’été 2001 que des pilotes kamikazes s’entraînaient à attaquer des cibles américaines. Les services de renseignement allemands ont alertés la CIA en juin 2001 à propos de terroristes s’entraînant à des détournements d’avion. Le président Bush a également été averti par un mémo appelé le « mémoire du 6 août », car publié le 6 août 2001. Ce mémo informe qu’Oussama Ben Laden préparait des attentats sur le sol américain avec des détournements d’avion. Ce mémo affirme ensuite que des informations du FBI montrent des activités suspectes dans le pays incluant des préparatifs d’attentats impliquant des détournements d’avion. Le FBI avait également recommandé au ministre de la justice John Aschcroft de voyager uniquement en jet privé. Mais malgré tout ce déluge d’informations, le gouvernement et l’administration américaine n’ont pas eu l’idée de renforcer la défense aérienne et de préparer plus de chasseurs que d’habitude. Au contraire, ils ont programmé une série d’exercice militaires en laissant seulement 4 chasseurs armés le 11 septembre pour défendre la partie du pays la plus susceptible d’être attaquée.

Mais la chaîne de commandement rencontra aussi un autre problème : la veille du 11 septembre, il y eut une série de remplacements de dernière minute et le jour des attentats, une série d’absences inexpliquées sema la confusion dans la chaîne de commandement. Le président des chefs d’Etat-Majors Henry Shelton était absent le 11 septembre et il fut remplacé par son adjoint, le général Myers. Ben Sliney était le directeur des opérations à la FAA et le 11 septembre 2001, il occupait ce poste depuis à peine 24 heures. Sliney devait parler directement parler avec le coordinateur des détournements aériens, le général Mike Canavan. Mais ce jour-là, Canavan était à Porto Rico et il avait « oublié » de désigner un remplaçant à son poste. Pourtant, il fallait bien que quelqu’un assume la responsabilité d’émettre un ordre à Sliney. A la tête du NMCC (National Military Command Center), le centre national de commandement militaire, se trouvait le général Montague Winfield mais le soir du 10 septembre, il avait demandé au capitaine Charles Leidig de prendre sa place le lendemain matin. Leidig venait tout juste d’être habileté à son poste et le 11 septembre 2001 fut son premier jour à occuper ce poste. Le colonel Marr, déjà cité précédemment, dirigeait le centre de commandement des opérations du NEADS (Northeast Air Defense Sector), le secteur Nord-Est du NORAD. Lorsqu’il tenta d’appeler son supérieur, le général Larry Arnold, pour lui demander l’autorisation de faire décoller des chasseurs de la base d’Otis dans le Massachusetts, il appris qu’Arnold était en pleine réunion et qu’on ne pouvait pas le joindre par téléphone. Marr dû envoyer un messager chercher son supérieur et de précieuses minutes furent ainsi perdues. Au sommet du commandement du NORAD se trouvait le général Ralph Eberhart. Il a confié qu’il avait appris le premier détournement d’avion seulement au moment ou le vol AA 11 avait percuté la tour nord du WTC. Après avoir appris l’impact contre la tour sud à 9h03, Eberhart en informa le général Myers. Et même si ces deux généraux savaient parfaitement que le pays était attaqué, aucun d’eux ne suggéra de mettre fin aux exercices militaires en cours. De plus, au lieu d’essayer de prendre la situation en main, Eberhart décida de quitter la base de Peterson, dans le Colorado, où il était installé, pour se rendre en voiture à la base de Cheyenne Mountains, également dans le Colorado. Ce trajet a duré 30 minutes, et Eberhart ne pouvait pas recevoir d’appels alors que la chaîne de commandement hésitait sur la conduite à tenir. C’est également Eberhart qui avait pris la responsabilité d’abaisser le niveau de sécurité du sytème informatique de la défense aérienne la veille du 11 septembre. Enfin, il faut aborder le cas de Donald Rumsfeld. Il a déclaré qu’il avait appris le second impact contre les tours seulement 15 minutes avant la frappe contre le Pentagone. Mais après l’attentat du Pentagone à 9h37, Donald Rumsfeld a préféré aller aider les équipes de secours plutôt que de prendre la situation en main, alors qu’il savait que son pays était attaqué. Il était donc introuvable. Si la chaîne de commandement avait était correcte ce jour-là, voici comment se serait déroulé la procédure :

Chaine de commandement Bonne

Sliney (1, image ci-dessus) devait contacter le général Canavan (2), le coordinateur des détournements aériens, qui à son tour devait contacter le centre national de commandement militaire via le général Winfield (3) pour demander qu’un avion de chasse escorte l’appareil suspecté de détournement. Le NMCC devait alors demander le feu vert au minsitre de la défense Rumsfeld (4) pour leur fournir l’assistance militaire. Si le ministre de la défense approuvait la demande, elle était alors répercutée tout le long de la chaîne de commandement du NORAD (5), qui prenait seule la situation en main.

Mais le jour du 11 septembre 2001, le coordinateur des détournements était à Porto Rico et personne ne l’avait remplacé, le centre de commandement militaire était dirigé par un débutant en la personne de Charles Leidig (3, image ci-dessus) et le ministre de la défense était introuvable. Donc la procédure était vite devenue difficile et presque ingérable :

Chaine erreur

La chaîne de commandement a donc étée parfaitement incapable d’intercepter un seul des 4 avions détournés le 11 septembre, aucun n’a respecté son poste et les généraux Eberhart et Myers n’ont pas eu l’idée de mettre fin aux exercices militaires alors que le monde entier savait que les Etats-Unis étaient attaqués. La « théorie de l’incompétence » prendrait donc du sens mais s’il s’agissait réellement d’incompétence de la part de la chaîne de commandement, les généraux et les responsables militaires concernés auraient dû êtres licenciés ou dégradés. Mais c’est l’exact contraire qui s’est produit après le 11 septembre 2001. La conseillère à la sécurité nationale Condoleeza Rice avait prétendu que les Etats-Unis n’avait absolument aucune information concernant des attentats qui se préparaient sur le sol américain, elle fut confirmée à ce poste avant de devenir secrétaire d’Etat durant la deuxième administration de George W Bush. Le général Eberhart fut choisit pour diriger la toute nouvelle organisation US Northern Command, qui est depuis sa création la principale organisation militaire chargée de la défense interne des Etats-Unis. Donald Rumsfeld a conservé son poste et a bénéficié du plus gros accroissement de budget militaire depuis la guerre du Vietnam. Le général Myers a été promu président des chefs d’Etat-Majors, c’est-à-dire le plus haut poste militaire aux Etats-Unis, fonction qu’il avait occupé le 11 septembre en remplacement d’Henry Shelton, dont il était l’adjoint. Et sa présence à ce poste avait pourtant été un véritable échec.

Nous devons ensuite parler du témoignage du ministre des transports au moment des attentats, Norman Mineta. En mai 2003, Mineta a été interrogé sur les événements du 11 septembre devant la commission. Ce jour-là, Mineta était dans le bunker sous-terrain de la Maison Blanche appellé le PEOC (President’s Emergency Operations Center) avec plusieurs responsables politiques et militaires américains dont le vice-président des Etats-Unis Dick Cheney, après que l’on ait appris les détournements des vols AA 77 et UA 93, qui se rapprochaient de Washington. Cheney dirigeait toutes les opérations. L’ordre d’abattre tout avion en vol qui ne répondrait pas est venu du président Bush, et ce seulement après la frappe contre le Pentagone. C’est-à-dire que tout ordre émis avant l’attentat contre le Pentagone ne peut avoir été l’ordre d’abattre les vols AA 77 et UA 93. Dans le PEOC, Norman Mineta a assisté à un échange entre un jeune homme et Dick Cheney. Le jeune homme a décrit l’évolution de l’approche du vol 77 du Pentagone au vice-président : « l’avion est à 50 miles », « l’avion est à 30 miles », « l’avion est à 10 miles ». Puis il a demandé à Dick Cheney : « les ordres sont-ils maintenus ? », ce à quoi le vice-président a répondu sèchement : « Bien sûr qu’ils sont maintenus ! Avez-vous entendu le contraire ? ». A ce moment-là, Mineta n’a pas compris ce que cet ordre signifiait. Sachant que l’ordre d’abattre un avion suspect fut donné seulement après la frappe contre le Pentagone, l’ordre de Cheney ressemblait davantage à un ordre de ne pas abattre l’avion. La commission a très vite été embarrassée et essaya de refaire la scène à laquelle Mineta avait assistée à son avantage mais le ministre des transports a continué de déclarer qu’il ne savait pas si l’ordre de Cheney était vraiment un ordre d’abattre l’avion, il n’avait pas eu connaissance de cet ordre. Mineta affirme également qu’un ordre d’abattre l’avion n’aurait pas été prise dans le bunker mais à niveau de commandement beaucoup plus élevé.

La commission a alors choisi d’exclure purement et simplement le témoignage de Mineta de son rapport final. Mineta n’y est cité qu’une seule fois à propos d’un fait non lié à ce témoignage, sa présence dans le PEOC n’est pas mentionnée. La commission a ensuite placé l’arrivée de Dick Cheney dans le tunnel sous-terrain menant au PEOC à 9h37, c’est-à-dire l’heure précise à laquelle le vol 77 a frappé le Pentagone, et il serait resté dans le tunnel pendant plus de 20 minutes à essayer d’appeler le président alors que ce bunker est spécialement équipé pour cela, et il aurait ensuite rejoint le PEOC. La commission a ensuite placé l’échange entre Dick Cheney et le jeune homme après 10 heures et en a réécrit le contenu de manière à le faire coïncider avec la version officielle. Le moment où le jeune homme a décrit l’approche de l’avion à Cheney a été placé entre 10h10 et 10h15 plutôt qu’entre 9h30 et 9h37, comme Mineta l’avait déclaré. La phrase mentionnée par Mineta « l’avion est à 50 miles » est devenue « l’avion est à 80 miles » puis « l’avion est à 60 miles ». Et les « 30 miles » puis « 10 miles » mentionnés par Mineta ont étés supprimés dans le rapport final de la commission. Et l’ordre informel émis par Cheney est devenu dans le rapport final un ordre spécifique d’abattre l’avion. La commission affirme donc, même si ce n’est pas précisément écrit dans le rapport final, que l’échange dont Mineta a été le témoin se référait au vol 93 et non plus au vol 77, c’est-à-dire quand l’ordre d’abattre était déjà en place. Les debunkers font ensuite référence à une phrase de Mineta, qui a déclaré dans une déposition que lorsqu’il était arrivé à la Maison Blanche, celle-ci était en train d’être évacué. Et comme l’ordre officiel d’évacuation a été émis à 9h45, Mineta ne pouvait pas se trouver avec le vice-président à 9h37 dans le PEOC, selon les debunkers. Mais dans cette même déposition, Mineta a déclaré être arrivé au PEOC vers 9h20. Il se référait donc probablement à des personnes qui quittaient la Maison Blanche avant même que l’ordre d’évacuation ne soit émis. La chaîne d’information CNN a en effet rapporté à 9h52 le 11 septembre 2001, que des personnes avaient commencé à évacuer la Maison Blanche environ 30 minutes avant l’ordre officiel d’évacuation.

Il y a ensuite un autre problème concernant Dick Cheney. Il a déclaré publiquement sur les chaînes de télévision le 16 septembre 2001 qu’il était arrivé au bunker au moment de l’impact contre la deuxième tour du WTC. David Bohrer, le photographe de la Maison Blanche à ce moment-là, a déclaré qu’aux environs de 9h03, des agents du Secret Service sont venus chercher Cheney dans son bureau et l’ont immédiatement emmené au PEOC. L’ancien ministre adjoint de la défense Eric Edelman a déclaré dans une déposition qu’il était dans le PEOC avec le vice-président lorsque tout le monde avait appris qu’il y avait eu la frappe contre le Pentagone à 9h37. Et même 10 ans après les attentats, ni Cheney ni Mineta n’ont changé de version. Le rapport final de la commission a contourné le problème en affirmant que l’horaire de 9h37, quand Cheney serait entré dans le tunnel, était basé sur des données de sécurité qui ne sont plus disponibles. Mineta a affirmé également qu’il était dans le PEOC avec le vice-président quand le Pentagone était frappé, mais il ne sait toujours pas en quoi consistait l’ordre donné par Dick Cheney au jeune homme. Ce fameux jeune homme serait un certain Douglas Cochrane. En 2010, des chercheurs ont retrouvé Cochrane sur Internet. Celui-ci a déclaré être bel et bien la personne impliquée dans cet échange avec Cheney mais il n’a pas souhaité en dire davantage, il a simplement déclaré que la commission a très bien documenté ce qui s’est passé ce jour-là. Cochrane était en fait un aide de camp du vice-président et il avait été entendu par la commission en 2004 à propos de l’avion en appropche de Washington et de la formulation de l’ordre de l’abattre. Mais cet entretien reste inaccessible et nous n’en savons pas plus sur Douglas Cochrane.

Enfin, il faut préciser que l’espace aérien au-dessus de Washington est classé « Bravo », c’est-à-dire « espace interdit ». Si avion veut y pénétrer, il doit obtenir l’autorisation du contrôle aérien, ses communications et ses transpondeurs doivent êtres actifs dans les 2 sens, sinon il doit être abattu. Et selon Caspar Weinberger, l’ancien secrétaire à la défense sous les 2 administrations Reagan, l’espace aérien de Washington doit être totalement fermé, on parle alors de « no-fly zone ». Ainsi, un avion non identifié qui y pénètre est immédiatement abattu. La Maison Blanche dispose de ses propres missiles sol-air et était donc en capacité d’abattre un avion suspect ou non identifié. Le vol AA 77 n’avait pas l’autorisation du contrôle aérien et il avait coupé ses communications et ses transpondeurs. Il était donc un candidat parfait pour un ordre d’abattre, surtout après les 2 frappes contre les tours jumelles. Le Secret Service suivait l’avion à la trace et à la seconde près. Mais personne n’a eu l’idée de l’abattre, le vol 77 a pu percuter sa cible sans aucun problème, et l’ordre émis par Dick Cheney ressemblait davantage à un ordre de ne pas abattre l’avion.

En conclusion, la défense militaire qui est cataloguée comme la plus sophistiquée et la plus efficace au monde avait connaissance des détournements et suivait les avions à la trace mais n’a pas eu le réflexe de mettre fin aux exercices militaires qui empêchait les avions de chasse des différentes bases militaires d’être armés et prêts à aller intercepter les avions. Et alors que les avions se rapprochaient de leurs cibles, personne n’a eu l’idée de les abattre lorsque cela était possible. Les Etats-Unis avaient pourtant étés avertis de nombreuses fois que des attentats se préparaient à frapper le sol américain, certains incluant des détournements d’avions. Toute cette série d’erreur pousse à croire que l’armée et le gouvernement ont intentionnellement voulu laisser les attaques avoir lieu sur le sol américain. Et malgré l’échec de la défense ce jour du 11 septembre, tous les responsables directs de la situation ont étés soit confirmé à leur poste soit gradés d’un poste plus prestigieux.

Les vidéos que je vais citer sont toutes issues du documentaire « 11 septembre : le nouveau Pearl Habor »

Preuve que les 4 avions détournés ont bien étés localisés sur les radars :

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Les conséquences des exercices militaires programmés le 11 septembre 2001 et la preuve que les Etats-Unis ont étés prévenus de nombreuses fois concernant de possibles attentats qui pouvaient avoir lieu sur leur sol :

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Les défauts de la chaîne de commandement :

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Le témoignage de Norman Mineta et les doutes concernant Dick Cheney et l’ordre d’abattre :

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