Conflits au Moyen-Orient : au nom des intérêts américains

Depuis de nombreuses années, impossible de passer à côté d’une nouvelle concernant un conflit au Moyen-Orient, cette zone devenue un véritable champ de bataille après la fin de la Guerre Froide. Si l’on en croit les médias occidentaux, le Moyen-Orient, et quelques pays d’Afrique, seraient dirigés d’une main de fer par des dictateurs sanguinaires qui oppriment leur peuple et donc une intervention militaire occidentale est nécessaire afin de rétablir la paix et la démocratie… Et dans les grands médias vendus à l’oligarchie mondialiste, avec la complicité des ONG pseudo-humanitaires, c’est une déferlante d’images d’enfants et de populations croulant sous les bombes, sous les attaques chimiques, pour accuser les dirigeants du Moyen-Orient et montrer à quel point ils sont sanguinaires… Puis vient l’intervention militaire qui ne rétablit pas la paix et la démocratie mais au contraire, aggrave la situation.

Mais pourquoi cette région est-elle si importante ? Quel intérêt ont les puissances occidentales, et en particulier les Etats-Unis, d’aller imposer leur domination là-bas ? Déjà, avant de commencer à répondre à ces questions, je tiens à préciser que je n’aborderais pas le conflit Israélo-Palestinien, un futur article sera spécialement conçu pour celui-ci. Bref, revenons-en sujet. Il faut déjà remonter à la fin de la Seconde Guerre Mondiale pour comprendre la raison de ces guerres au Moyen-Orient.

En 1945, lors des accords de Bretton Woods, le dollar devient la monnaie de réserve mondiale. Tous les produits internationaux doivent êtres libellés en dollar, et celui-ci doit être convertible en or. La Réserve fédérale des Etats-Unis, un conglomérat (réunion d’entreprises offrant des produits différents, au sein d’un même groupe financier) des banques les plus puissantes du monde, possède la planche à billets du dollar. Ainsi, c’est elle qui tire les ficelles et dicte sa loi aux dirigeants, car elle contrôle la devise des Etats-Unis. Ainsi, Clinton, Bush, Obama ou autres ne sont que des marionnettes aux ordres des banques. La Réserve fédérale refuse toute surveillance de son processus d’impression. Avec les dépenses considérables pour la Guerre du Vietnam, de nombreux pays comprennent que les Etats-Unis ont imprimé beaucoup plus d’argent qu’ils n’en avaient en or. Les autres pays réclament donc de l’or en retour. Cela conduit à une chute brutale de la valeur du dollar, la France tente de retirer ce qu’elle possède en or mais Richard Nixon, président des Etats-Unis de l’époque, refuse. Le 15 août 1971, il annonce la fin de la convertibilité du dollar en or. Pour les autres pays qui ont confié leur or aux Etats-Unis, c’est inadmissible. Les Etats-Unis doivent alors chercher un autre moyen de s’approvisionner en dollar, pour éviter que cette monnaie ne s’écroule. En 1973, profitant de la hausse du prix du pétrole, Nixon s’accorde avec le roi d’Arabie Saoudite Fayçal Ben Abdelaziz Al Saoud pour qu’il vende son pétrole en dollar. C’est la création du fameux « pétrodollar ». Progressivement, d’autres pays du Moyen-Orient vont suivre. Les Etats-Unis parviennent alors à s’enrichir et à remplir la Réserve fédérale à nouveau.

Après la chute de l’URSS en 1991, il n’y a plus d’adversaire de taille pour les USA dans la compétition pour l’approvisionnement du pétrole. La même année, les Etats-Unis envahissent l’Irak lors de la première Guerre du Golfe. Après l’intervention, les américains déclarent volontairement ne pas vouloir reconstruire les infrastructures détruites par les combats. Résultat : 500 000 morts, assumés par les administrations Bush (père) et Clinton. Madeleine Albright, secrétaire d’Etat à l’époque, dira que « ça en valait la peine ». La raison de cette intervention et de cette volonté de ne pas reconstruire ? Saddam Hussein, le dirigeant Irakien, ne voulait plus vendre son pétrole en dollars. Et dans les années qui suivirent, il persista et résista considérablement aux pressions américaines. Les Etats-Unis ne trouvaient pas de bonne raison pour intervenir. Après les attentats du 11 septembre 2001, la machine de propagande effrénée s’acharna à créer un lien entre Saddam Hussein et Al-Qaïda. En mars 2003, au terme de mensonges et de manipulations en tout genre, les Etats-Unis lancent une intervention militaire. Un an plus tard, George Bush fils avouera lui-même que l’intervention n’avait rien à voir avec le 11 septembre. Et même après la pendaison de Saddam Hussein le 30 décembre 2006, l’Irak reste en proie à une grande instabilité depuis l’intervention américaine.

En 2011, un soulèvement populaire en Libye fait réagir la communauté internationale qui demande une intervention militaire contre le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi. Le 20 octobre 2011, l’intervention de l’OTAN aura eu raison de lui et Kadhafi est lynché et assassiné. Et depuis, la Libye est dans un chaos monumental, un terrain de jeu pour les terroristes islamistes. La destruction de la Libye est également en partie la cause de la crise des migrants puisque Kadhafi retenait les migrants africains dans son pays mais depuis qu’il n’est plus là, les passeurs de migrants profitent de la situation pour envoyer des centaines de milliers de migrants déferler sur l’Europe. Mais pourquoi l’OTAN, Sarkozy, Obama et Bernard Henri-Lévy ont-ils absolument tenus à renverser Kadhafi ? Tout simplement parce que celui-ci prévoyait de créer une nouvelle monnaie d’échanges en Afrique pour remplacer le dollar et cela aurait empêché les puissances occidentales de s’approprier les ressources du continent africain.

Et ce n’est pas près de finir, puisque depuis 7 ans, la Syrie est en proie à une guerre civile, avec le soutien de la France et des Etats-Unis aux pseudos « rebelles modérés ». L’Iran est également sous le feu des projecteurs, car il prévoit d’arrêter de vendre son pétrole en dollars et donc il y a une menace d’intervention militaire en prétendant que l’Iran serait en passe de posséder l’arme nucléaire. Mais la Russie et la Chine refusent catégoriquement d’intervenir en Syrie et en Iran.

Il y a un autre projet qui pourrait expliquer l’intérêt particulier porté à cette région du globe. C’est le Plan Yinon, conçu en 1982 par l’organisation sioniste mondiale. Le projet et de remodeler plusieurs pays du Moyen-Orient, afin de les diviser en mini-Etats impuissants pour s’opposer à l’Etat d’Israël. Il prévoit également la disparition du monde chrétien au Moyen-Orient. Cela expliquerait pourquoi les massacres des chrétiens d’orient sont là-bas très fréquents. Et qui sont les plus grands alliés historiques d’Israël ? Les Etats-Unis ! Wesley Clark, ancien général des forces armées des Etats-Unis a déclaré lui-même que les américains avaient pour projet de contrôler : l’Irak (fait en 2003), la Syrie (tentative depuis 7 ans, proche d’un échec), le Liban (fait en 1990, pays divisé), la Libye (fait en 2011), la Somalie (fait en 1993, pays divisé et terrain de jeu pour les terroristes), le Soudan (fait en 2011 avec la création du Sud Soudan) et l’Iran (pas encore fait).

Mais alors quel rapport avec Israël ? Et bien, comme je l’ai dit précédemment, leurs plus grands alliés sont les Etats-Unis et donc ils s’appuieront toujours sur eux si ils veulent engager une guerre. Mais Israël est également l’Etat sioniste par excellence, un Etat dominateur et expansionniste. Roland Dumas, ancien ministre français des affaires étrangères sous les mandats de François Mitterrand, soutien de la cause palestinienne, a avoué avoir rencontré il y a quelques années le premier ministre israélien, qui lui avait dit qu’Israël abattrait tous les gouvernements voisins antisionistes et anti-israéliens. Bernard Henri-Lévy, ce pseudo-philosophe sioniste et tueur de colombes dont je n’ai pas fini de parler, avoue soutenir les interventions militaires extérieures au nom de sa religion juive et du sionisme.

Si à chaque intervention, on nous bassine avec le fait d’intervenir pour la démocratie et les droits de l’homme, alors pourquoi on n’intervient jamais en Arabie Saoudite et au Qatar, ou l’islam radical est imposé par la force, où les opposants politiques sont emprisonnés, torturés ou condamnés à mort, où les femmes n’ont aucun droit et doivent porter le voile intégral ? Et bien la raison est simple : le Qatar et l’Arabie Saoudite ont une vision de l’islam qu’on appelle le wahhabisme, qui est très proche du sionisme, et qui est l’idéologie majeure chez les groupes terroristes islamistes. L’Arabie Saoudite et Israël ont toujours étés protégés par la Grande-Bretagne puis par les Etats-Unis et par les puissances occidentales en général. Quand on entend Laurent Fabius, ancien ministre français des affaires étrangères, dire que Al-Nosra « fait du bon boulot », sachant que c’est la branche d’Al Qaïda en Syrie, qui massacre les chrétiens d’orient, cela montre bien de quel côté sont les dirigeants occidentaux. Israël et l’Arabie Saoudite utilisent les mêmes méthodes : crimes de guerre, bombardements sur des populations civiles, meurtres, tortures… Ces deux pays détiennent des lieux de cultes très importants : Jérusalem en Israël et La Mecque en Arabie Saoudite. Ils opposent toujours les musulmans sunnites et chiites, qui sont un rempart à leur idéologie. Leur objectif est de détruire les Etats du Moyen-Orient afin d’en justifier l’occupation par les puissances occidentales. Ce n’est donc pas étonnant que récemment, le sultan d’Arabie Saoudite Mohammed Ben Salman ait déclaré qu’Israël « a le droit d’exister ».

Durant le printemps 2011, le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord a été soulevée par une vague de soulèvements populaires que l’on appelé les « printemps arabes ». Selon les grands médias occidentaux, les peuples descendent dans la rue pour réclamer la démocratie… Encore une fois, la stratégie pour justifier une présence militaire est de retour. Des enquêtes montrent que l’Arabie Saoudite, le Qatar, et même les Etats-Unis financent les printemps arabes, et en particulier les rebelles islamistes impliqués dans ces révolutions colorées. Bernard Henri-Lévy, encore lui, déclare dans une interview que les printemps arabes sont « bons pour Israël ». Pour une fois qu’il dit la vérité et qu’il révèle le véritable intérêt qui se cache derrière ces pseudos-révoltes démocratiques !

Les pays qui ont subi les printemps arabes sont-ils devenus des démocraties paisibles ? Loin de là ! Dans ces pays, les groupes islamistes sont au pouvoir. Le chômage est en augmentation considérable, l’instabilité politique est conséquente, l’islam radical prospère. En Libye, des groupuscules armés font la loi par la violence, un attentat a eu lieu à l’ambassade américaine en 2012. L’Egypte a une position stratégique pour l’expansion du wahhabisme et du sionisme car ce pays se situe à l’Est de l’Afrique du Nord, juste à côté de l’Arabie Saoudite. Il n’est donc pas anodin que ce pays ait subi les printemps arabes. C’est un pays très dépendant de l’argent du Qatar et de l’Arabie Saoudite car il possède peu de réserves de pétrole. En 2012, une constitution pro-islamiste est rédigée mais acceptée par très peu de membres du parlement. Le président Mohamed Morsi promet de défendre les libertés et les minorités mais ne tient pas parole. Le 3 juillet 2013, un coup d’Etat militaire renverse Morsi. On pense alors à un changement mais Mohamed El-Baradei, nouveau 1er ministre égyptien, déclare : « j’ai travaillé à convaincre les Etats-Unis et l’Occident de la nécessité de destituer Morsi » puis Tesahi Hangbi, député israélien à la Knesset (parlement israélien) : « le coup d’état en Egypte est une bonne nouvelle pour Israël. » L’Arabie Saoudite soutient ce nouveau régime au pouvoir. L’intérêt était donc de diviser encore le pays. En Egypte, les violences anti-chrétiennes restent fréquentes, il n’y a qu’à voir l’attentat du 29 décembre 2017 dans une Eglise au sud du Caire.

En conclusion, on peut constater que tout ces conflits au Moyen-Orient et l’explosion de cette région sont à l’origine d’intérêts américano-sionistes. Toutes les machines de propagande, médias et ONG, sont en marche pour justifier la nécessité d’une intervention militaire afin de, selon eux : « renverser une dictature et de la remplacer par une démocratie ». Mais le seul intérêt est de favoriser l’approvisionnement de dollars pour la Réserve fédérale et à long terme de favoriser la présence internationale des Etats-Unis et donc l’établissement d’un nouvel ordre mondial. Nos dirigeants et les grands médias, détenus par des milliardaires, passent leur temps à nous mentir et à utiliser des images pour jouer sur l’émotionnel et accuser les régimes au pouvoir sans aucune preuve. Même les ONG et les associations qui se prétendent humanitaires sont sur la même ligne idéologique. Les « rebelles modérés » n’existent pas, ce sont des branches du terrorisme islamiste. Et je rappelle qu’Al-Qaïda est à l’origine une création des américains formés de talibans et de combattants islamistes formés par la CIA. Mais je consacrerais un article plus précis sur ce sujet-là. 

La guerre et l’intervention militaire ne sont pas les solutions. Certes, ces pays qui ont subis des interventions ne sont pas des démocraties, du moins à part entière, mais cela ne peut pas être un argument pour aller bombarder des populations et changer le régime au pouvoir. La Russie l’a très bien compris, et il n’est pas étonnant que toutes les associations et les ONG prétendument humanitaires crachent sur Poutine, car elles n’agissent que pour les intérêts américains. Pas étonnant quand on est financé par George Soros. Pour ceux qui veulent savoir la vérité sur la situation en Syrie, je vous conseillerais de regarder les vidéos de Pierre le Corf, qui lui est réellement sur le terrain des opérations et peut donc témoigner de ce qui se passe.

Les intérêts américains d’intervenir au Moyen-Orient : 

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Michel Collon, directeur d’Investig’Action, donne encore plus de précisions sur les intérête cachés derrières ces guerres (je réutiliserai cette vidéo quand je parlerai d’Al-Qaïda et du terrorisme en général) :

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Le sionisme et le wahhabisme, 2 idéologies très proches :

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Pierre Le Corf, qui est sur le terrain d’Alep, montre le vrai visage des ONG « humanitaires » :

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