Selon « MadmoiZelle », l’avortement c’est cool et complètement banal

Oui, je réagis à une vidéo un mois après sa publication, mais je n’avais pas encore de blog à ce moment-là. Bref, rentrons dans le vif de sujet.

Le 5 mars dernier, la chaîne Youtube du site web féministe « MadmoiZelle » sort une vidéo intitulée « Comment s’habiller pour avoter ? ». MadmoiZelle reste fidèle aux principes du néo-féminisme moderne avec des positions pro-IVG. Mais de là à dire qu’il faut une tenue spéciale pour avorter… un jour on nous dira comment se coiffer pour aller se faire euthanasier si un jour ceci est légalisé en France.

Pour commencer, la réalisatrice de la vidéo (Myriam) nous rappelle que le 8 mars, c’est la journée internationale des droits des femmes et que l’un des droits les plus fondamentaux des femmes, c’est le droit à l’IVG. Argument que l’on peut entendre de toutes les bouches, même de celles qui ne sont pas ouvertement féministes.

Mais tout de suite après, elle nous rappelle qu’avoir le droit de travailler c’est génial. Ah oui c’est sûr, avec le salaire qu’elles ont, les femmes s’épanouissent et aiment travailler. Pourquoi faire des enfants et s’épanouir avec eux ? C’est bien mieux d’aller souffrir au boulot. Puis Myriam nous raconte comme quoi c’est « un peu bof » de s’arrêter quelques mois pour une grossesse non désirée. Si elle est non désirée, il est sûr que la femme ne trouvera pas d’intérêt à s’arrêter quelques temps. Mais alors pourquoi on favorise toujours l’avortement, qui est un dernier recours, et jamais la contraception ? Bon, on s’éloigne un peu du sujet et je ne vais pas résumer la vidéo seconde par seconde, mot par mot.

Myriam nous rappelle ensuite 2 types d’IVG existantes :

- l’IVG médicamenteuse : Prise de médicaments à intervalles bien précises à la 5ème ou la 7ème semaine de grossesse

- l’IVG par aspiration : On peut y avoir recours jusqu’à sa 12ème semaine de grossesse. Elle se fait sous anesthésie générale ou locale, elle dilate le col de l’utérus pour pouvoir aspirer l’œuf

Dans les 2 cas, elle n’oublie pas de nous dire que ces opérations provoquent des saignements, des vertiges, des crampes. Alors mesdames, n’oubliez pas de mettre un leggings, un pull, de grosses chaussettes, etc… ! Donc elle reconnaît que l’avortement c’est douloureux et que cela provoque des séquelles, mais MadmoiZelle ne veut surtout pas dramatiser l’avortement mais au contraire, montrer que c’est banal et, même si ça n’est pas dit ouvertement, plus intelligent que de mettre un enfant au monde. Tout est fait pour minimiser cet acte, puisque Myriam rajoute dans la vidéo mais aussi dans des commentaires qu’elle a posté en réaction aux commentaires des internautes que les femmes ayant avorté doivent se faire accompagner, regarder des séries télé, manger une pizza… Une bonne manière d’encourager les femmes à avoter !

Et on en arrive à la fin de la vidéo. Myriam remercie toutes les personnes qui lui ont parlé de leur IVG… Elle aurait dû préciser qu’elle a probablement gardé uniquement les témoignages de femmes ayant bien vécu leur IVG. Car des femmes qui l’ont mal vécu et qui en souffrent, il y en a une grande quantité ! Mais bizarrement, elles n’ont jamais la parole dans les grands médias traditionnels. Puis on finit avec une pancarte du message typiquement féministe pro-IVG : « mon corps, mon choix ».

En conclusion, cette vidéo est clairement là pour promouvoir l’IVG et le banaliser, en montrant que malgré les séquelles que cela provoque, cela reste un moment normal et cool puisqu’on va commander une pizza en regardant Netflix plutôt que de s’occuper d’un gosse. MadmoiZelle est bien représentatif du néo-féminisme ringard qui prend les femmes pour des imbéciles en prétendant défendre leur cause. Pourquoi s’emmerder à faire des enfants quand on peut se poser tranquille devant la télé dans son pyjama après avoir souffert des séquelles de l’opération d’interruption volontaire de grossesse ?

Venons-en maintenant à ma position sur l’IVG. Déjà, sur le principe, personne ne peut nier qu’il s’agit d’un meurtre d’enfant, de nourrisson. Surtout quand on entend la fille de Bernard Henri-Lévy se vanter d’avoir avorté à 5 mois pour se venger de son compagnon. Mais on nous dit toujours : « oui mais après quelques semaines c’est pas encore un être humain… ». Ah bon ? La vie commence en un claquement de doigt ? Comme ça ? On passe du non-être à l’être comme par magie. La vie commence dès la conception, dès la rencontre entre le spermatozoïde et l’ovule. Et nous dire qu’avant 1 ou 2 mois de grossesse, le fœtus n’est pas réellement vivant et qu’on peut s’en débarrasser est une preuve de mépris je trouve.

L’argument le plus utilisé par les pro-IVG est « mon corps m’appartient », en gros « je fais ce que je veux ». Oui, le corps des femmes leur appartient. Mais le corps du bébé, à qui appartient-il ? On lui a demandé si il voulait être avorté lui ? Oui, je sais qu’il ne pourrait pas nous répondre mais on peut pas utiliser ce prétexte pour lui ôter la vie. Et l’argument « je fais ce que je veux » n’est pas suffisant. Car cela voudrait dire que l’enfant relève uniquement d’un désir individuel. L’enfant n’est qu’une chose que l’on décide d’avoir à un moment ou un autre. Tout cela conduit à un individualisme qui détruit complètement les valeurs capables d’unifier tout le monde. Si chacun a son petit désir individuel, alors il n’y a plus d’unité et plus de réconciliation possible. L’individualisme est l’idéologie dominante pour détruire les valeurs et les structures qui permettaient de résister au capitalisme et à la concurrence. Pour en revenir à l’enfant, il n’est pas un désir individuel, mais le fruit d’une union d’amour, de l’union d’un homme et d’une femme, même dans les cadres de PMA et de GPA il faut une cellule reproductrice mâle et une cellule reproductrice femelle. Mais dans la société d’aujourd’hui, il faut faire l’amour à tout va et à n’importe qui sans se soucier des conséquences. L’amour et le désir, ce n’est pas la même chose. L’amour attribue une valeur à ce que l’on aime, c’est l’affirmation de ce qui est aimé, il est le fruit d’une réflexion et se construit peu à peu. Le désir est purement individuel et immédiat, il n’attribue pas vraiment de valeur à ce qui est désiré. Lorsqu’on désire un objet, notre désir a tendance à s’atténuer lorsque l’on obtient justement l’objet désiré. Mais dans un moment d’amour, on veut voir l’amour que l’on a vis-à-vis de l’objet s’éterniser, on se complaît dans la présence de cet objet et on ne veut pas se mettre à le rechercher de nouveau, alors que dans le désir, c’est la recherche de l’objet qui nous plait.

Ensuite, observons la situation en France. Depuis la loi Veil de 1975, il y a environ 225 000 avortements par an en France, ce qui fait plus de 9 millions de bébés avortés jusqu’à aujourd’hui. Je doute que 225 000 femmes se fassent violer chaque année, le viol ne représente que 1% des cas d’avortements. Si il y a un nombre aussi élevé, c’est qu’il y a un problème quelque part. La majorité avortent pour des raisons économiques où parce qu’elles n’assument pas de ne pas s’être protégé. La natalité ne cesse de chuter depuis de trop nombreuses années déjà, et tout cela est compensé par l’immigration massive. Simone Veil à l’Assemblée Nationale disait elle-même : « Je le dis avec toute ma conviction : l’avortement doit rester l’exception, l’ultime recours pour des situations sans issue. Mais comment le tolérer sans qu’il perde ce caractère d’exception, sans que la société paraisse l’encourager ? Aucune femme ne recourt de gaieté de cœur à l’avortement. Il suffit d’écouter les femmes. C’est toujours un drame et cela restera toujours un drame… » C’est-à-dire qu’il faut tout faire pour essayer de garder l’enfant, que l’avortement ne doit pas être un moyen de contraception et que ce n’est pas un acte banal, mais un acte grave. La contraception, on en parle parfois, mais elle n’est pas favorisée, alors que l’IVG est promu de partout. En février 2017, le gouvernement socialiste promeut officiellement le « délit d’entrave à l’IVG ». C’est-à-dire que les personnes ou les sites internet qui voudraient essayer de convaincre une femme de ne pas avorter mais de garder l’enfant, en lui donnant des conseils pour être une bonne maman, en lui proposant des aides financières… Et bien toutes ces personnes n’auront plus le droit de s’exprimer ainsi ! Par contre, les sites pro-IVG peuvent continuer à promouvoir leur idéologie. Si l’avortement est un choix libre, alors pourquoi on ne laisse pas les femmes choisir également de ne pas avorter ? Les femmes sont poussées à avorter sans aucune alternative. La relance de la natalité est primordiale si on veut pouvoir renouveler les générations, et promouvoir à ce point l’avortement est inimaginable dans une société comme la nôtre. De plus, beaucoup de femmes regrettent leur avortement, comme je l’ai dit précédemment et contrairement à ce que cette vidéo veut nous prétendre.

L’avortement n’est pas une solution. Il vaut mieux favoriser la contraception et financer la recherche médicale afin d’en améliorer les moyens. Dans notre société, on pousse les hommes et les femmes à faire leur première fois de plus en plus jeune et on leur dit que la mode, c’est de faire l’amour à tout-va et avec tout le monde. On assiste ainsi à une hyper-sexualisation de la société et on s’étonne que des femmes et des jeunes filles tombent enceinte sans l’avoir voulu. Si une femme a été violée et tombe enceinte, où si elle est étudiante au moment des faits, le mal a déjà été fait, il faut condamner le violeur (de préférence à la peine de mort) mais pas le bébé. Comme je l’ai dit précédemment, il faut tout faire pour aider la femme à acceuillir l’enfant, pour l’aider à se préparer aux épreuves qui l’attende.  On ne peut pas dire qu’il sera malheureux parce qu’il était non désiré, personne ne peut le prévoir. Il y a beaucoup de gens qui sont nés d’une mère qui a été violée, et même si ils le savent, ils le vivent bien. Et c’est plutôt une bonne chose qu’une femme choisisse de garder l’enfant malgré qu’elle ait été violée. Il y a également une autre solution : une femme qui ne veut vraiment pas de l’enfant, ou qui n’a vraiment pas la possibilité de l’élever pourrait rester enceinte et au bout de 9 mois, elle donne naissance au bébé qui sera adopté par une autre famille. Il y a de nombreuses familles stériles qui demandent à adopter des enfants. Certes, ce concept se rapproche de la GPA, et je suis totalement contre cette pratique. Mais dans le cas que j’évoque, la femme n’est pas payée à l’avance pour donner naissance au bébé et elle n’a pas reçu le sperme de l’homme de la famille qui demande à adopter, et dans le cas d’une GPA, il s’agirait d’un couple homosexuel. 

Et pour ceux qui me disent que ce n’est qu’un « amas de cellule », je vous propose de visiter ce site, qui vous montre le développement du fœtus et comment il est dans le ventre de sa mère semaine par semaine : 

https://naitreetgrandir.com/fr/grossesse/diaporama/index.aspx#

Vous verrez que dès la 6ème semaine, le fœtus commence à vivre, sachant qu’en France, on peut avorter jusqu’à la douzième semaine. Alors imaginez ce qu’on tue dans le ventre aux Pays-Bas, où on peut avorter jusqu’à la 22ème semaine !

La vidéo de MadmoiZelle : Image de prévisualisation YouTube

Une jeune femme youtubeuse, Virginie Vota, vous apportera davantage de précisions, et je relaierai certaines de ses vidéos : Image de prévisualisation YouTube

Des femmes qui regrettent leur avortement : Image de prévisualisation YouTube

 

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